| Tweet |
Lors d’une fouille sur un chantier de construction, la mission archéologique du département a fait un saut de plus de 3 500 ans dans le passé.
La découverte est rarissime en Ile-de-France. En quelques coups de pelleteuse sur les champs de la plaine du Moulin-à-Vent, au bord de la nationale 6, les archéologues de l’équipe de Philippe Granchon ont découvert les vestiges d’une étrange nécropole, composée de vingt-quatre tumuli. Les restes de ces monticules de terre, servant de monuments mortuaires, datent de l’âge du bronze, soit 1500 av.J.-C.
Ces intrigants cercles de pierre, de 5 à 6 m de diamètre, n’ont pas fini de livrer leurs mystères. Et d’attiser la curiosité des scientifiques. Sous la terre, les archéologues ont en effet exhumé des restes d’hommes calcinés. Fragments d’os, cendres, morceaux de bronze… autant d’indices sur la façon dont nos ancêtres de l’âge du bronze (bien avant les Gaulois) incinéraient leurs disparus.
« Nous en saurons un peu plus sur leurs coutumes mortuaires »
Mais difficile d’en savoir plus sur ces Cessonnais d’un autre âge. « On ne pourra probablement pas déterminer l’identité ou le sexe des morts, soupire Philippe Granchon. Mais nous en saurons un peu plus sur leurs coutumes mortuaires. » Au centre de l’énigme, un curieux rituel funéraire dont les chercheurs peinent à décrypter le sens. Pourquoi les hommes chargés de préparer les morts ont-ils sélectionné certains bouts d’os calcinés avant de les disposer dans les urnes selon un ordre bien précis ?
C’est pour tenter de répondre à cette question que les échantillons prélevés vont être analysés. Il faudra encore au moins un an et demi avant d’en débusquer la logique.
« C’est assez frustrant, on aimerait avoir beaucoup plus de réponses », glisse Philippe Granchon. Dans un mois, son équipe libérera les lieux où s’élèveront bientôt des pavillons et des logements sociaux. Juste à côté, une partie de la nécropole restera enfouie sous un talus. Les chercheurs ont beau savoir que des vestiges s’y trouvent, pas question d’aller gratter la terre.
« Les futures générations d’archéologues disposeront sans doute de techniques plus performantes », explique Philippe Granchon. Un jour, peut-être, la nécropole de Cesson livrera tous ses mystères…
[readon1 url="http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/sous-le-chantier-un-cimetiere-de-3-500-ans-24-09-2009-649649.php"]Source: Le parisien [/readon1]





