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Les fouilles liées aux chantiers de rénovation débouchent parfois sur d'étranges découvertes. Comme en témoignent ces ossements humains dénichés par hasard par les ouvriers du chantier Saint-Guilhem, rue du Cardinal-de-Cabrière, à quelques mètres de la cathédrale Saint-Pierre, où des investisseurs refont les bâtiments.

Voilà quelques semaines, des maçons qui passaient des gaines électriques dans le sol avant de couler une dalle en béton, ont mis à jour une trappe de 40 cm sur 40 cm.
Ils l'ont ouverte et découvert une cave creusée dans la pierre, sans escalier pour y descendre, d'environ 4 mètres de longueur pour 2,5 mètres de large. Et sur le sol, des os humains, avec au moins trois crânes. Leur présence remonte à plusieurs dizaines d'années, selon les premières estimations d'amateurs d'archéologie.
Certains proches du chantier vont même jusqu'à mener des recherches dans l'histoire de la ville et proposer divers scénarios. Comme celui, criminel, d'un architecte du roi, qui, au XVI e siècle, à Montpellier, aurait vendu tous ses biens alors que, dans le même temps sa belle-soeur et son frère, ont disparu...
Un témoin anonyme qui a pu descendre dans la tombe affirme que l'une des personnes a été enterrée vivante puisqu'il y a des marques « de grattage quelqu'un qui essaie de sortir ». Il a aussi constaté la présence « d'un crâne fendu » et dit n'avoir pas retrouvé la moindre trace d'un reste de cercueil... Alors des assassinats anciens se cachent-ils à quelques mètres sous terre ? Le service régional de l'archéologie ne le pense pas.
Et délivre une analyse plus rationnelle : « On a vérifié, c'est une chapelle dans laquelle on a mis des cercueils, c'est un caveau récent du temps de l'église, datant du XIX e siècle, un simple tombeau dans une église. Comme il y en a des centaines. »
Source: Midi Libre





