Groupe Bilderberg
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L'idée de la création de ce groupement date de 1952. Depuis 1954, cette conférence réunit sur invitation environ 130 personnalités diverses issues du milieu des affaires, des études académiques ou politiques de différents pays. Ses membres, des hommes politiques, des industriels, des banquiers, et des journalistes, s'appellent eux-mêmes les « Bilderbergers » ou « groupe Bilderberg ». Dans ce contexte, aucune source valable n'étant réellement vérifiable, il convient d'être très prudent. Du fait du caractère très confidentiel des conférences et de sa non-médiatisation, le groupe a longtemps été considéré par certains comme une société secrète. Parmi les reproches émis à l'encontre de ce groupement, on notera la crainte de voir une structure collégiale abritant un petit nombre de personnes influentes et puissantes prendre des décisions importantes en économie ou en politique sans aucun contrôle démocratique par des tiers. Le groupe Bilderberg demeure toujours aujourd'hui l'un des dossiers du conspirationnisme. Depuis la chute de l'empire soviétique, les amateurs de théories du complot attribuent notamment à ce puissant lobby l'orchestration de la mondialisation économique.
Fondation
La première réunion se serait tenue en mai 1954 à l'hôtel Bilderberg à Oosterbeek (Pays-Bas), d'où son nom. On compte parmi ses membres fondateurs le Prince Bernhard des Pays-Bas, Denis Healey, Joseph Retinger, David Rockefeller, mais aussi Jospeph Luns (ex-secrétaire général de l'OTAN) et Paul Van Zeeland (ex-premier ministre belge et banquier). Le groupe possède des bureaux à Leyde aux Pays-Bas.
Organisation
Le groupe Bilderberg se composerait en trois cercles concentriques :
* le Bilderberg Advisory Committee (« comité consultatif ») est le cercle le plus central. Il comprend une dizaine de membres.
* Le Steering Committee (« comité de direction ») est un cercle légèrement moins fermé que le premier. Il est constitué d'environ 35 membres, exclusivement européens et américains.
* le « cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions.
Une liste des participants ainsi que les thèmes abordés seraient disponibles auprès du secrétariat du groupe. Un rapport de synthèse de la réunion est également rédigé, semble-t-il, comme le laissent supposer ces liens et la présence de « rapporteurs » sur la liste officielle des participants.
Selon le Conseil fédéral suisse dans une réponse à une question parlementaire faite en 2003, "les conférences Bilderberg sont un forum d'échange sur les principaux sujets d'actualité dans les domaines les plus divers entre membres de gouvernements, diplomates, politiciens, personnalités de l'économie, représentants de la science, de la formation, de la presse et d'instituts spécialisés.(...)" De plus, "l'objectif de cette conférence privée est une discussion libre et ouverte. Les participants y défendent leur opinion personnelle et n'y parlent pas au nom de leur gouvernement ou de leur employeur. C'est pour cette raison que les organisateurs renoncent à faire de la publicité autour de ces discussions". Par ailleurs, "les participants qui acceptent une invitation personnelle à la conférence se déclarent prêts à renoncer à toute publicité. Du reste, il ne s'agit pas de négociations, mais de discussions qui permettent et favorisent une mise en réseau des idées et des personnes.".
Interrogé par le journaliste français Bruno Fay, Nicolas Beytout qui a reconnu avoir été invité à plusieurs reprises confirme l'opacité de l'organisation : "J’ai fait trois Bilderberg mais on ne demande pas à participer, on est invité par le comité de direction. Nous sommes installés par ordre alphabétique, il n’y a absolument aucun protocole ni décorum. Des sessions thématiques sont annoncées à l’avance avec deux ou trois orateurs qui font un exposé avant d’ouvrir le débat avec la salle. La confidentialité est un gage très grand de sincérité qui permet aux participants de dire vraiment ce qu’ils pensent.".
Accusations de complots
L'une des principales interrogations réside dans le secret qui accompagne les réunions du Bilderberg. En particulier dans la non concordance entre leur (non) représentation dans les médias avec l'importance des personnalités invitées et le déploiement des forces de sécurité.
En 2005, la réunion s'est déroulée du 5 au 8 mai, en Bavière. Celle-ci fut préparée par le Comité de Direction comprenant :
* Josef Ackermann de la Deutsche Bank,
* Jorma Ollila de Nokia,
* Richard Perle (ancien conseiller du Pentagone),
* Vernon Jordan (confident de l’ancien président Bill Clinton),
* Jürgen Schrempp de DaimlerChrysler,
* Peter Sutherland de Goldman Sachs International, Motorola,
* Daniel Vasella de Novartis
* et James Wolfensohn de la Banque mondiale ;

parmi d'autres, étaient attendus :
* Henry Kissinger,
* Natan Sharansky
* et Bernard Kouchner,
d'après le Financial Times du 1er mai.







