La vague belge d'ovnis 1989-1991
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Les ovnis se déplacent en général la pointe en avant et très lentement (moins de 40Km/h). Plusieurs observations décrivent l'objet comme volant à très basse altitude (moins de 20m). En général, aucun son n'était perceptible, ou alors un léger bourdonnement semblable à celui d'un transformateur électrique, et aucun mouvement d'air n'était perceptible. Très peu de témoignages font état d'effets physiques perceptibles sur eux mêmes ou sur l'environnement et les appareils électriques (télé, radio, lumière, moteur,...). Quelques rares témoignages font état d'accélérations fulgurantes, d'un déplacement base en avant, ou d'une position verticale base vers le bas en rotation sur lui même, ou encore d'un déplacement à basse altitude et très lente en présence d'un vent très violent sans que cela perturbe en aucune façon le déplacement de l'ovni. Auguste_Meessen a pris l'initiative d'entrer en contact avec les autorités civiles et militaires pour pouvoir étudier les données des radars.
Aucune corrélation entre les observations et les échos non identifiés n'a été décelée. Cette étude a néanmoins eu le bénéfice d'élucider l'origine des multiples échos non identifiés présents dans les données radars.
Cette absence d'écho ne suffit pas pour exclure la réalité matérielle des observations. En effet, la forme de l'engin, l'altitude de vol ou d'autres propriétés peuvent les rendres indécelables au radar. L'absence de preuve n'est pas preuve de l'absence. Les travaux de la SOBEPS sont vivement critiqués par les sceptiques (voir aussi à ce sujet la wikipage consacrée au Modèle_sociopsychologique_du_phénomène_ovni). Les sceptiques défendent l'idée que cette vague est le fruit d'une contagion sociologique. Les ufologues contestent cette thèse car elle n'explique pas la naissance de la vague. En effet, le premier soir de la vague, c'est à dire le 29/11/89, 143 observations ont été rapportées pour cette nuit là. Cependant, les sceptiques soulignent que ces témoignages ont été rapportés à la SOBEPS après la médiatisation du témoignage des policiers d'Eupen: il est donc plausible de penser qu'un effet de Suggestion à joué sur ses témoignages Rétroactifs. D'autres variations soudaines du nombres d'observations ont été constatées durant la vague belge, ce qui n'est pas incompatible avec l'hypothèse du contagion psychosociale.
Aucune étude scientifique rigoureuse et sérieuse n'a été présentée par les sceptiques pour justifier ne fut-ce qu'une corrélation entre la diffusion d'information et les variations du nombre de témoignages. Cependant, aucune preuve solide (de la technologie extraterrestre et/ou du matériel biologique extraterrestre) n'a jamais été apporté par la SOBEPS pour soutenir l'hypothèse que c'était bien des vaisseaux spatiaux extraterrestres qui étaient dans le ciel de la Belgique à cette époque là: l'hypothèse extraterrestre est donc toujours totalement non prouvée en ce qui concerne la Vague belge. Or c'est à ceux qui prétendent qu'il y avait des vaisseaux spatiaux extraterrestres dans le ciel d'apporter des preuves solides de ce qu'ils avancent (au sinon, c'est un raissonnement fallacieux connu sous le nom de renversement de la charge de la preuve).
Les enquêtes belges
Le rapport de synthèse sur les circonstances des observations de la vague belge pour la période du 30 au 31 Mars 1990 mentionne : ''L'Air Force BELGE est incapable d'identifier ni la nature ni l'origine des phénomènes. Cependant, il y a des éléments suffisants pour exclure certaines explications possibles:'' a. ''Ballons. Impossible du fait des vitesses extrêmement variables (confirmées visuellement et par radar).'' b. ''ULM. Mêmes impossibilités que pour les ballons.'' c. ''RPV. Impossible du fait des observations de vols stationnaires.'' d. ''Avion (incluant avion invisible). Impossible, comme pour RPV. Aucun son.'' e. ''Projections Laser ou mirages.
Improbable du fait du manque de surface de projection (aucun nuage). Des points lumineux ont été observés depuis plusieurs endroits distants. Les points lumineux ont parcouru des distances supérieures à 15 miles nautiques. Les formes éclairées par les points lumineux ont été observées avec des lunettes spéciales. Les projections Laser et les mirages ne peuvent être observés au radar.
La photo de Petit Rechain

De toutes les données collectées par la SOBEPS, la photo de Petit Rechain est la plus remarquable. Le professeur Meessen a publié deux articles faisant état des résultats d'analyse de cette photo . Cette étude a permis de mettre en évidence les points fondamentaux suivants:
* les trainées lumineuses ne correspondent pas à des mouvements de sources de lumière solidaires.
* les trainées lumineuses sont le fait de lumière dans le spectre ultra-violet et donc non visible. On peut ajouter à cela les constatations suivantes:
* Le témoin ne tire aucun revenu de la photo. Les droits sont partagés par la SOBEPS et le photographe à qui le témoin a donné la diapositive. La photo ne peut être reproduite sur le web ou ailleurs sans leur autorisation.
* Un faussaire ne produirait pas un témoignage en contradiction avec la photo, seule preuve tangible de la véracité de son récit.
* Comme il a été supposé par toutes les personnes ayant tenté de produire un faux semblable, un faussaire utiliserait de la lumière visible et des sources solidaires en mouvement durant la prise de vue.
* Aucune explication valable n'a été proposée sur la façon de produire un faux équivalent, ni de démonstration de la faisabilité.
* La présence d'UV peut être un révélateur du système de propulsion utilisé par l'ovni. Une action électromagnétique sur de l'air ionisé autour de l'engin est le seul mode de propulsion qui peut le plus rationnellement rendre compte des propriétés de vol des ovnis et des effets physiques observés en leur présence. Si un tel système de propulsion est concevable théoriquement, il n'existe pas le moindre indice que l'homme maîtrise cette capacité. La thèse d'un faux est très peu vraisemblable et le récit est cohérent avec ce qui a pu être déduit de la photo. La thèse d'une erreur de témoignage ou d'un effet purement socio-psychologique est bien évidemment aussi à écarter définitivement dans ce cas. Aucun engin conventionnel ou phénomène naturel connu ne peut rendre compte de la description faite par le témoin et de la photo. La photo a été réalisée le 4 avril 1990 et aujourd'hui encore la nature et l'origine du phénomène photographié est indéterminé. Ceci rend la thèse d'un engin d'origine humaine mais secrête de moins en moins plausible. En effet, le système de propulsion étant particulièrement innovant et efficace, il surprenant que quasiment 20 ans après, il soit toujours secret.

Le magazine "Science & Vie"
Bernard Thouanel proposait dans un article du magazine "Science & Vie" que les ovnis belges étaient des avions furtifs F-117. Mais comme l'a signalé Jean-Pierre Petit à l'époque, à moins de 40Km/h, les performances aérodynamiques d'un F-117 sont celles d'une boule de pétanque. Ayant examiné plus attentivement les témoignages, Bernard Thouanel reconnait aujourd'hui très honnêtement que cette thèse est une erreur. ==Approche sceptique de la Vague Belge== Pour d'autres éléments, voir aussi la wikipage Modèle_sociopsychologique_du_phénomène_ovni.
Explication générale sceptique des vagues d'ovnis
Philip_J._Klass a proposé une règle explicative générale des vagues d'Ovnis: "''Lorsque la couverture médiatique conduit le public à croire qu'il y a des ovnis dans les environs, il y a de nombreux objets naturels ou artificiels qui, particulièrement lorsqu'ils sont vus la nuit, peuvent prendre des caractéristiques inhabituelles dans l'esprit d'un observateur plein d'espoir. Leurs observations d'ovnis s'ajoutent en retour à l'excitation de masse, ce qui encourage encore plus de témoins à chercher à voir des ovnis. Cette situation se nourrit d'elle-même jusqu'à ce que les médias perdent leur intérêt pour le sujet, et alors le phénomène retombe.''"Klass, P. (1986). UFOs : The public deceived. New York: Prometheus Books, p. 304.. Jean-Michel_AbrassartVoir à ce sujet: Abrassart, J.-M. (2006). « La personnalité encline à la fantaisie et son implication en ufologie ». ''Inforespace, n°112'', p. 27-36. analyse par exemple la Vague belge en suivant ce schéma explicatif. Un ouvrage posthume de Renaud_Leclet (qui était membre CNEGU) devrait être publié prochainement par le SCEAU, défendant l'hypothèse que la Vague belge se compose principalement de méprises complexes avec des Hélicoptères et des Avions. Certains auteurs considèrent au contraire que le comportement des ovnis tel qu'il a été décrit par des témoins permet d'exclure la possibilité qu'il s'agissait d'avions ou d'hélicoptères. Cependant, il ne faut pas oublier que le manque de fiabilité dans le témoignage humain génère des altérations dans les descriptions des objets réellement perçus (ce que Bertrand_Méheust a surnommé la ''soucoupisation'' du stimulus perçu).
Critiques des travaux de la SOBEPS concernant la Vague belge
Les critiques sceptiques s'orientent dans deux axesPour une présentation sceptique générale de la Vague belge, voir Van Utrecht, W (1997), "The Belgian 1989-1990 UFO wave", in ''UFO 1947-1997'' edited by Hilary Evans and Dennis Stacy, John Brown Publ.: London; ainsi que Van Utrecht, W (1992), ''Triangles over Belgium - A case of Uforia?'', Privately printed: Antwerpen.. Le premier consiste à montrer que la Société_belge_d'étude_des_phénomènes_spatiaux (SOBEPS) n'a pas aussi bien travaillé qu'elle le prétend dans ses publications (entre autre dû au fait que les auteurs, particulièrement Auguste_Meessen, croient fortement en l'HET, ce qui biaise leur approche du phénomène Ovni).Voir le chapitre consacré à Auguste Meessen dans son ouvrage par Hallet, M. (1999). ''Quand les scientifiques déraillent'', Éditions Labor, Bruxelles.. .
Le deuxième, plus classiquement, consiste à tenter d'expliquer la Vague_belge_d'ovnis dans le cadre du modèle sociopsychologique. L'un ne va pas sans l'autre, car on se rend vite compte que la Société_belge_d'étude_des_phénomènes_spatiaux a joué un rôle non négligeable dans l'information (voir la Désinformation selon certains auteurs) que les médias ont eu sur la Vague, et par là sur sa propagation.
Remarquons d'emblée qu'avant la Vague Belge, les témoins d'Ovni voyaient principalement des soucoupes volantes. Or, durant la Vague, les témoins ont principalement décrits des objets triangulaires. Il s'agit d'un exemple d'Incohérence du phénomène Ovni au cours des décennies, qui évolue en fonction des modes.
Un des principaux critiques des travaux de la Société_belge_d'étude_des_phénomènes_spatiaux est Marc_Hallet.
Il est à l'heure actuel le seul auteur à avoir publié un ouvrage sceptique sur la Vague Belge: ''La Vague OVNI Belge ou le triomphe de la désinformation''Hallet, M. (1992). ''La Vague OVNI Belge ou le triomphe de la désinformation''. Liège : Chez L’auteur.. Dans cet ouvrage, il pointe les nombreuses erreurs, inexactitudes et Raisonnement_fallacieux de la première publication de la SOBEPS, ''Vague d'OVNI sur la Belgique''SOBEPS (1991). ''Vague d’OVNI sur la Belgique''. Bruxelles : SOBEPS.. Comme le titre l'indique, Marc_Hallet tente de démontrer que la Vague Belge est en grande partie le fruit de la Désinformation réalisé par la Société_belge_d'étude_des_phénomènes_spatiaux. Il a par la suite publié d'autres articles sur le sujet.Voir par exemple: Hallet, M. (1997). « La prétendue Vague d’OVNI belge… ».
Wim Van Utrecht a pour sa part particulièrement travaillé sur la Photo_de_Petit-Rechain. A propos de cette photo, aujourd'hui mondialement célèbre, on peut souligner qu'il n'y a aucun élément de décors (l'objet est sur un fond totalement noir) permettant d'estimer la taille réelle de l'objet photographié, ni de confirmer le récit du témoin (le lieu et l'heure où il prétend l'avoir prise).
Wim Van Utrecht a reproduit la Photo_de_Petit-Rechain avec des moyens mécaniques. Il y a un consensus pour dire que la photo n'a pas été truquée de manière information ou par surimpression, mais ça ne veut pas dire que l'objet photographié est bel et bien un vaisseau spatial extraterrestre, ni même un objet très grand volant dans le ciel...
Certains sceptiques ont aussi souligné des incohérences entre le cliché et le récit du témoin. De plus, l'identité du témoin reste inconnue du grand public, ce qui rend une contre-expertise très difficile. Enfin, la Photo_de_Petit-Rechain est sous copyright, ce qui soulève la question du fait qu'elle rapporte de l'argent à quelqu'un, ce qui est généralement une motivation suffisante pour créer une Contrefaçon.
En ce qui concerne la détection radar de la Vague, Auguste_Meessen, suite à une expertise de l'armée qui n'allait pas dans le sens de ce qu'il avait écris dans ''Vague d'OVNI sur la Belgique''http://home.nordnet.fr/~phuleux/analyse.htm, s'est rétracté dans ''Vague d’OVNI sur la Belgique 2 : Une énigme non résolue''SOBEPS (1994).Bruxelles : SOBEPS. en admettant qu'il s'agissait d'un Artefact.
Les sceptiques défendent l'idée que cette vague est le fruit d'une contagion sociologique. Les ufologues prétendent pour leur part que cette thèse explique la contagion mais n'explique pas la naissance de la vague. Selon eux, le premier soir de la vague, c'est à dire le 29/11/89, 143 observations ont été rapportées alors qu'aucune information n'était diffusée dans les médias. Le problème ici est: sait-on exactement quand ces témoignages ont été donnés à la SOBEPS? Réellement avant la médiatisation du témoignage des policiers d'Eupen par les médias belges, ou après celui-ci? Est-ce que effectivement ces 143 témoins ont téléphoné à la SOBEPS ce soir là même, ce qui veut dire qu'ils avaient tous le numéro de téléphone de la SOBEPS sous la main, ou bien comme c'est beaucoup plus plausible ont-ils contactés la SOBEPS après la médiatisation du témoignage des policiers d'Eupen, en faisant un témoignage Rétroactif?
Malheureusement, ce n'est pas écrit dans VOB1 ou VOB2 à quel moment tel ou tel témoignage a été communiqué au bureau de la SOBEPS, ce qui est bien évidemment une énorme erreur méthodologique, vu que c'est une information cruciale. Ce problème a été soulevé par Marc_Hallet dans son ouvrage ''La Vague OVNI Belge ou le triomphe de la désinformation''Hallet, M. (1992). ''La Vague OVNI Belge ou le triomphe de la désinformation''. Liège : Chez L’auteur..
En effet, si ces témoignages sont bel et bien arrivé après la médiatisation de celui des policiers d'Eupen, il est légitime de penser qu'un effet de Suggestion à pu jouer à plein, ce qui rend cette soirée pleinement compatible avec le modèle sociopsychologique et l'explication de la vague par une contagion sociologique. Est-ce que la SOBEPS pourrait prouver que ces témoignages sont réellement tous arrivé ce soir là? Tel est la question de fond qu'il faut se pose à ce sujet.
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