Le disque de Phaistos

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Le disque de Phaistos est un disque d'argile couvert de hiéroglyphes imprimés à l'aide de tampons. Il date probablement du XVIIe siècle av. J.-C.. Son usage, sa signification et même son lieu de fabrication font l'objet d'âpres discussions, et il aurait été fabriqué dans une autre région que la Crète.

Le disque original est exposé au musée archéologique d'Héraklion en Crète, en Grèce.

 

Présentation

Le disque de Phaistos mesure 16 cm de diamètre et ne fait que 1,2 cm d'épaisseur. Il a été daté par la connaissance de la date de destruction du site où il a été retrouvé.

Les 242 signes, arrangés en 61 groupes, que comptent les 2 faces, sont des impressions de 45 signes différents. Arrangés en séquences de deux à sept symboles, ils présentent deux séquences identiques, probablement le nom d'un personnage, d'un lieu ou d'une titulature.

Découverte

Le disque de Phaistos a été découvert dans le palais de Phaistos, en Crète, le 3 juillet 1908 par l'archéologue italien Luigi Pernier. Il a été trouvé dans une annexe du palais, sous 50 cm de gravas dans un sol quelque peu perturbé. Seule pièce intacte à cet endroit, on y a également trouvé une pièce d'argile gravée de caractères de type linéaire A.

Authenticité

L'antiquité de cet objet est régulièrement mise en cause. Toutefois, la plupart des spécialistes considèrent ce document, découvert lors d'une fouille régulière par un archéologue professionnel, comme authentique.

Unicité

La plupart des archéologues qui ne remettent pas en cause l'antiquité du disque estiment qu'il ne s'agit probablement pas d'une œuvre unique. Ils pensent que d'autres réalisations avec ces symboles ont existé ; en effet, les caractères ne sont pas dessinés mais ont été imprimés à l'aide de tampons, ce qui n'est pas un moyen économique de produire un seul disque.

Par deux fois, certains chercheurs ont pensé avoir découvert des objets avec des glyphes similaires :

* sur la hache d'Arkalochori, tout d'abord. Il s'avère que les signes qui y sont gravés ne présentent qu'une ressemblance superficielle avec ceux du disque ; de plus, il est aujourd'hui communément admis qu'ils ne s'agit que de symboles décoratifs et non d'une écriture.
* en 2002, en Ossétie un disque gravé de signes très proches de ceux de Phaistos, mais gravés à la main, aurait été découvert et a été décrit dans un article. Néanmoins, la disparition de l'objet, qui suivit de peu la publication de l'article, soulève de sérieux doutes sur son authenticité. Il est généralement admis, et ce jusqu'à son éventuelle réapparition, que l'on ne peut le considérer comme une preuve de la non-unicité du disque.

 

Datation

Établir la datation d'un tel objet n'est pas simple. L'absence de matière organique interdit le recours à la datation au carbone 14. Deux techniques sont principalement utilisées. La première consiste à le mettre en relation avec des objets similaires datés de manière sûre ; c'est impossible, puisque cet objet est unique. La seconde se base sur l'âge de la strate où a été découvert l'objet. Cela est difficile, car celle-ci a été partiellement bouleversée au cours des ans. À proximité du disque, cette strate, d'une couleur noirâtre, était toutefois intacte et les objets qu'elle contenait ont permis de la dater du XVIIe siècle av. J.-C. C'est cette date qui fut avancée par Luigi Pernier. Elle correspond donc à la date des objets qui se trouvaient à proximité du disque et dans la même couche noirâtre (tablette en Linéaire A et poteries datant du MMII au MMIIIb).

Cette hypothèse est toutefois contestée par certains à cause de l'absence de publication précise de la coupe stratigraphique et on avance parfois une autre date : le XIVe siècle av. J.-C. qui est la date de l'abandon du site de Phaistos.

Il existerait un moyen de trancher définitivement la question en datant le disque par thermoluminescence, mais ceci a été refusé jusqu'à présent par la direction du Musée d'Héraklion.

Si l'on accepte le caractère antique du disque, les deux dates mentionnées ci-dessus forment les bornes de la période où le disque a été enfoui dans la couche où il fut retrouvé.

Inscriptions

Sens de fabrication et sens de lecture

On a longtemps pensé que le disque se lisait de l'intérieur vers l'extérieur. En effet, il semblait difficile pour le scribe de tout faire rentrer de manière équilibrée sur la surface du disque s'il partait de l'extérieur : en commençant au centre, il pourrait rajouter de la glaise sur le pourtour s'il venait à manquer de place.

Néanmoins l'observation précise des symboles par John Chadwick a mis en évidence quelques chevauchements qui indiquent que le poinçonnage a eu lieu de l'extérieur vers l'intérieur. Cela réfute la justification de la thèse du sens de lecture précédemment acceptée. En outre, divers faits épigraphiques (corrections apportées au texte, orientation anormale de certains signes, irrégularités dans l'espacement, etc) démontrent que le scribe composait son texte au fur et à mesure qu'il l'imprimait, en alternant à chaque spire le tracé de la spirale et l'impression des signes.

Signes

Le disque comporte 241 signes au total, dont 45 différents. Quantité de ces signes sont facilement identifiables comme objets courants. Pour 18 des groupes présents, un trait oblique a été écrit à la main sous son signe final (ou initial, selon le sens de la lecture). Leur signification n'est pas connue. Par ailleurs, le disque porte des marques de correction à plusieurs endroits.

Les signes ont été numérotés par Arthur Evans, de 01 à 45; cette numérotation étant une convention utilisée par la plupart des chercheurs. Certains signes rappellent des caractères du Linéaire A (Nahm, Timm). D'autres chercheurs (J. Best, S. Davis) trouvent des ressemblances avec les hiéroglyphes louvites, ou égyptiens (A. Cuny). De son côté, J. Faucounau a défendu dans ses livres sur le sujet la thèse d'une écriture particulière et éphémère, inspirée à un peuple proto-ionien établi dans une île du sud des Cyclades, par les hiéroglyphes d'Egypte.

Dans le tableau ci-dessous, les noms des signes sont en partie traduits depuis la version anglaise de cet article. Des différences peuvent donc exister avec les termes en usage dans la recherche francophone.

Déchiffrement

Le nombre de signes et la taille des mots font penser à une écriture syllabique. Le texte ne semble pas contenir de nombres. Une suite de trois cases est répétée sur une face et trois cases identiques, ayant la même suite de signes, apparaissent dans le texte ; l'hypothèse qu'il s'agisse d'un nom propre ou de celui d'une divinité a été avancé, sans que d'autres éléments permettent d'invalider ou de corroborer cette hypothèse.

Diverses études détaillées ont par ailleurs été publiées, notamment celles de Louis Godart et d'Yves Duhoux, sans essai de déchiffrement, pour servir de référence (voir la bibliographie).

De très nombreux essais de déchiffrement ont été proposés depuis la découverte du disque en 1908, partant de diverses hypothèses. Le disque a été ainsi supposé originaire de Crète, des Cyclades, d'Anatolie, de Chypre, de Rhodes, d'Égypte, d'Afrique, de l'Inde, de Chine et même d'une Atlantide. Il a été lu de droite à gauche, de gauche à droite, et même dans les deux sens à la fois. Les divers déchiffrements proposés ont supposé qu'il était écrit en grec (opinion majoritaire), en hittite, en louvite, en basque, en ancien égyptien, en sumérien, en latin, en germanique, et dans divers dialectes sémitiques. En désespoir de cause, certains auteurs ont supposé qu'il s'agissait d'un calendrier, d'une partition de musique, d'un document astronomique, d'un objet astrologique, ou même d'un faux. La quasi-totalité de ces déchiffrements ne sont validés que par leur seul auteur.

Un grand nombre de savants pensent toutefois qu'un déchiffrement véritablement crédible ne pourra être atteint tant que le disque restera un hapax.

Cette opinion est contestée par l'un des « déchiffreurs », Jean Faucounau, lequel a abouti par une méthode statistique (dont le détail n'a pas été publié) à une solution déjà envisagée par l'un des premiers déchiffreurs, Florence Stawell. Cet auteur affirme que cette solution, dite « proto-ionienne », serait, contrairement à toutes les autres, appuyée par de très nombreuses preuves, dont les principales sont exposées dans son livre les Proto-Ioniens.

Liste de quelques déchiffrements proposés

Ces déchiffrements sont classés par date :

* Florence Stawell, 1911 (interprétation par un dialecte grec ionien, écriture syllabique) ;
* Albert Cuny, 1914 (interprétation par l'ancien égyptien, écriture syllabico-idéographique) ;
* Pierre Edouard Aussant , Shény-ta 1969. Médecine égyptienne en Crète minoenne à l'époque paleopalatiale. (Librairie orientaliste Geuthner, Paris).
* Paolo Ballotta, 1974 (écriture supposée idéographique) ;
* Leon Pomerance, 1976 (document astronomique) ;
* Vladimir Georgiev, 1976 (écriture syllabique, langue hittito-louvite) ;
* Peter Aleff, 1982 (jeu de l'oie ancien) ;
* Steven R. Fischer, 1988 (écriture syllabique, langue grecque) ;
* Harald Haarmann, 1990 (écriture supposée idéographique) ;
* Kjell Aartun, 1992 (écriture syllabique, langue sémitique) ;
* Derk Ohlenroth, 1996 (écriture alphabétique, langue grecque) ;
* Alan Butler, 1999 (calendrier à 366 jours) ;
* Jean Faucounau, 1999 (écriture syllabique, langue grecque) ;
* Friedhelm Will, 2000 (hypothèse d'une origine atlante) ;
* (en) Kevin et Keith Massey 2003 (écriture syllabique, langue grecque) ;
* (it)(en) Marco Corsini, 2006 (le disque aurait pour sujet l'« Apothéose de Rhadamanthe » 1348 av. J.-C. avec transcription en grec).

Commentaires (9)
  • Anonyme  - erreur
    ce disque est un disque dropas
  • FOURNIER  - Une nouvelle découverte... de taille...
    Bonjour,

    le 30 janvier 2011 se tenait à Vori ( 4 km de Phaestos) une réunion où l'archéologue Gareth OWENS venait présenter un documentaire de "National Geographic" sur le Disque de Phaestos.
    OWENS y présenta ses dernières "trouvailles".
    Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'il avait récupéré, en se les attribuant, des découvertes faites par Jean FAUCOUNAU en 1975, notamment la valeur phonétique du "bouclier rond à 7 points" ( "A")et celle de la "tête à plumes" ("KA"), signes qui sont souvent accolés sur le Disque.
    Ce qu'OWENS a découvert, c'est que "AKKA" est une déesse très ancienne que l'on retrouve ensuite à Rome ( Acca Larentia), une déesse qui, dans tous les cas, évoque la fertilité, la fécondité, la maternité.
    Or il se trouve que le VRAI labyrinthe de Crète, qui se trouve à Gortyne ( 20 km de Phaestos), a la forme d'un utérus et symbolise donc les entrailles de la Déesse-Mère, la Terre, notre Mère à tous, tandis que le soleil " Râ ", est le Père, l'union des deux donnant la VIE ( en copte , " MESS")...
    Le Disque et le labyrinthe se trouvent dans la plaine de MESS-a-RA ( je vous laisse trouver ) et "Egypte", en langue arabe, se dit " MESSIR"....

    Jean FAUCOUNAU a passé sa vie à défendre la "théorie proto-ionienne"... il avait découvert bien avant d'autres une vérité encore partielle, certes, mais déjà bien affirmée.

    Michel FOURNIER ( Gortyne-Crète)
  • FOURNIER  - Le Disque dans l'actualité
    Bonjour,
    Je vis en Crète, à Gortyne...
    En 1993, j'ai "découvert" l'emplacement du VRAI labyrinthe qui a servi à l'élaboration des mythes qui s'y rapportent.
    A partir de cette découverte qui CHANGE tout de l'histoire de la Crète et de l'Europe... et du monde, j'ai travaillé sur d'autres sujets, rntre autres le Disque de Phaestos. Jean FAUCOUNAU, Louis Godart, Paul FAURE et d'autres ont collaboré à mes recherches qui sont maintenant abouties : une civilisation, les kefitus, installée en plaine de Messara, règnait pacifiquement sur la Crète, Santorin , l'Egypte. Ce peuple disposaiit, depuis 130000 ans, de navires et, de ce fait, sa culture s'est répandue sur la planète entière, ppar mer puis par terre.
    Nous sommes TOUS les héritiers spirituels de ce peuple dont les "surviants" sont en route à reconstruire le monde sur la base de leurs valeurs anciennes appelées par Platon "divines" dans la fin de son Critias (http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Utopie/Platon.html)??? car l'Atlantide a été fabriquée par Platon à partir des décors et de l'histoire de la Messara.
    http://atlantidecretoise.unblog.fr/
    Michel FOURNIER ( Gortyne-Crète)
    email : michel_fo@tellas.gr
  • Jean-Luc  - Enfin solutionné...
    Bonjour à tous.

    Cette fois ça y est !!! J'ai enfin trouvé ce qu'était la médaille que j'ai trouvée sur un
    vide-grenier ! Le disque de Phaistos !
    Cela fait plus d'une année que je cherche, comme quoi la persévérance fini toujours par payer !!!

    Tous mes voeux pour 2011 à tous ceux qui liront
    ce message...

    Cordialement,
    Jean-Luc.
  • yusuf  - tres importent
    slt a tous qui peu me dir sas valeur en euro svp merci je voudrai parle a un archeologe francaise c vrement importent pour moi je les mon adresse msn pour que un archeologe me contace merci
  • Anonyme  - merci
    j ai un exposé a faire sur ce disque est apres en avoir lu un peu plus sur lui ca ma beaucoup intriguer j aimerais telement que quelqu'un arrive a le dechifrer^^ :woohoo:
  • OBERSONN888
    Bonjour à toutes et tous, comment ça va? Trop beau ce disque! Il y a un contacté au canada qui utilise les hiéroglyphes égyptiens pour construire un engin volant anti-gravité. Il dit aussi certaine choses concernant ce disque étonnant. Et si ça voyageait dans le temps...?
    VOUS Y CROYEZ AUSSI? VOUS. A bientôt.
  • Youki  - RE: Voyage dans l'espace Ep1 : La Vie Extraterrest
    Démesure inimaginable de notre univers. Pour s'en convaincre, il suffit d'étudier la réalisation d'une ''maquette'' de notre système solaire en respectant les proportions de taille et de distance entre les planètes : impossible à construire dans son salon, sauf si l'on a vraiment un très très grand salon.

    Comment les scientifiques s'y prendront-ils, plus tard, pour contourner ce problème dans le cadre d'une exploration interstellaire ?, Une expédition dématérialisée serait, peut-être, une voie. La dématérialisation impliquerait, peut-être aussi, des avancées dans les recherches relatives au paranormal.
  • gt6yt76t7  - RE: Voyage dans l'espace Ep1 : La Vie Extraterrest
    tygt7g7yh87yh87yh8u8u8u8
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Category: Musique
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