Bataille de Los Angeles
| Tweet |

Des correspondants de guerre compétents tels que Ernie Pyle et Bill Henry ont assisté à la canonnade et ont écrit qu'ils n'ont jamais été en mesure de distinguer un avion.
De nombreux témoins virent des boules lumineuses éviter habilement les tirs, ainsi qu'un objet plus gros, qui resta immobile un moment, avant de disparaître vers le Sud.
Le couvre-feu fut levé a 7h21 du matin. Trois civils avaient été tués par des retombées d'obus et trois autres moururent d'une crise cardiaque due au stress.
Le lendemain, l'événement était à la une de toute la presse américaine. Le secrétaire d'État à la Marine, Frank Knox, expliqua l'affaire par une fausse alerte et au stress dû à la guerre. Cette explication parut simpliste à beaucoup et le journal Long Beach Independent écrivit :"Il y a une mystérieuse réticence des autorités à s'exprimer sur cette affaire et il semble que la censure soit à l'œuvre. Bien que cette affaire soit de première importance, les commentateurs n'y prêtèrent pas l'attention attendue". Il parut aussi suspect qu'une brigade côtière entière puisse voir la même chose que des centaines de témoins civils, et lui tirer dessus durant une heure, sans raison.
Une photo du phénomène fut publiée dans le Los Angeles Times. On y voit un objet cerné par les projecteurs de la DCA. Les points lumineux quant à eux sont probablement des reflets. Certains pensèrent que l'"OVNI" de la photo serait en fait une illusion d'optique due à la convergence des projecteurs, hypothèse possible mais non prouvée. Cependant, si cette hypothèse peut expliquer l'objet de la photo, elle n'explique pas le phénomène dans sa totalité.
En 1974, grâce à la loi américaine Freedom of Information Act, qui oblige le gouvernement américain à déclassifier les dossiers ne concernant pas la sécurité nationale, un mémorandum secret du général George Marshall, adressé au président Franklin Delano Roosevelt, fut rendu public. Il indique qu'il s'agissait d'avions non-identifiés n'appartenant pas aux forces armées américaines. Il hasarda l'hypothèse d'un avion civil ayant délibérément tenté de semer la panique, mais n'explique pas comment un avion civil lent aurait pu échapper une heure durant aux tirs nourris de la DCA américaine, ni comment il aurait pu rester totalement immobile plusieurs minutes.
Y avait-il des avions japonais dans le ciel de Los Angeles le 24 février 1942 ?
En février 1942, les forces japonaises ne possédaient pas de base aérienne assez proche du territoire américain pour y effectuer des raids aériens. Même le bombardier japonais G3AM doté d'un rayon d'action de 5 000 km n'aurait pu effectuer une mission aller et retour et ce même si les japonais avaient envahi Hawaii ou Midway distantes de 4000 km de Los Angeles, ce qui exclut les témoignages de ceux qui ont vu des bombardiers lourds cette nuit-là.
Seuls des avions embarqués sur des porte-avions ou des hydravions à bords de navires de surface ou de sous-marins auraient pu atteindre la côte américaine à condition que ce ou ces bâtiments s'approchent à moins de 1 000 km des côtes vu le rayon d'action des zéros par exemple qui est de 1 600 km.
En juin 1942, les Japonais attaquent Midway en vue d'envahir cette île et l'archipel d'Hawaii.
200 navires participent à l'attaque dont 4 porte-avions géants. Il est alors difficile de croire que la marine japonaise ait pu envoyer un ou des porte-avions à moins de 1 000 km des côtes américaines en février 1942. S'ils l'avaient pu ils auraient sûrement tenté un débarquement ou une attaque comme sur Darwin le 20 février 1942 où participaient les 4 grands porte-avions japonais Hiryu, Kaga, Soryu et Akagi.
Sauf erreur, la totalité des porte-avions japonais se trouvait à l'ouest du Pacifique à la date du 24 février 1942. Après la rédition du Japon, les autorités militaires de ce pays ont dit qu'il n'y avait pas de forces japonaise dans la région de Los Angeles mais que des sous-marins porte-aéronefs ont était utilisé dans celle de Seattle.
| Commentaires |
|
| |||||||||
| |||||||||
| |||||||||







